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JOUR 3 – Arrivée à Tokyo

Départ de l'aéroport de Sheremetyevo (Russie)

19h00. L’avion décolle à l’heure.

Les écrans individuels permettent de suivre en temps réel le décollage, et également quelques secondes après lorsque l’avion prend de l’altitude. Impressionant, mais peut-être aussi rassurant pour les personnes qui ont peur de l’avion. Cela donne l’impression de garder un peu de contrôle, comme si l’on était assis à côté du pilote dans le cockpit.

Alors qu’en réalité il n’en est rien…

Un vol de nuit d’environ 8h, avec une arrivée vers 10h30 heure locale au Japon. Voilà qui laisse théoriquement le temps de lire, regarder un film sur son écran, mais également (et surtout) dormir. En effet, mieux vaut prendre un peu de sommeil en avance pour subir au minimum l’effet du décalage horaire (7 heures avec la France). D’autant plus que les vols d’ouest en est sont apparemment ceux qui sont les plus fatigants, avec une adaptation plus difficile au nouvel horaire.

Nous sommes donc équipés du fameux cale-tête, le bandeau sur les yeux fournie par la compagnie, et même si en classe éco le siège ne se rabat que très légèrement, nous comptons bien dormir…

Sauf qu’il est relativement tôt, et après le repas du soir servi vers 21h, après avoir zappé un peu sur les playlists musique et vidéos, 3 heures ont déjà passé, on est bientôt à la moitié du vol.

Oui mais alors si on arrive dans 5 heures, une petite soustraction et on se rend compte qu’il est déjà 5h30 à Tokyo, et que l’avion se dirige vers le soleil levant. Tous les hublots sont fermés, quelques voyageurs dorment déjà, il est donc vraiment temps de dormir nous aussi, même si l’excitation de ce voyage nous empêche de trouver le sommeil immédiatement.

J’ai dû m’assoupir 1 heure ou 2 lorsque je perçois malgré le masque une lumière vive. Je relève mon masque et je vois que mon voisin à droite, 4 places plus loin, a ouvert son hublot en grand, et qu’il fait grand jour.

J’avait mis ma montre à l’heure japonaise. Il est à peine 7 heures.

Je scrute aux alentours et c’est le SEUL hublot ouvert de tout l’avion ! Le type contemple le ciel avec un sourire béat, sans se soucier du fait qu’il est en train de réveiller un par un tous les passagers qui ont eu la malchance de se trouver dans sa zone !

Je vous propose de deviner et de me dire en commentaire de quelle nationalité était ce jeune homme, si peu attentif à celles et ceux qui l’entourent. Allez, c’est l’heure de balancer en fonction de votre propre expérience ! Si la réponse n’est pas trouvée avant la fin du séjour, je la donnerai (peut-être). (Mais y aura rien à gagner)

OK… Parfait. On essaie de se rendormir, impossible. Puis le petit déjeuner arrive peu après. Autant dire que le temps imparti pour le sommeil est à présent terminé !

Arrivée à l'aéroport de Narita (Japon)

10h30.

Arrivée à l’aéroport de Narita (Japon).

Comme au décollage, on a sur nos écrans toute la phase d’atterrissage, c’est vraiment excellent. C’est un peu comme si on était en train de jouer à Flight Simulator, mais sans avoir les commandes.

Après les formalités douanières à l’aéroport nous récupérons nos « Japan Rail Pass », qui vont nous permettre de voyager sur toutes les lignes de train du Japon. Nous mettons dans nos téléphones la carte SIM japonaise qui permettra de communiquer avec la famille et les amis en France via les applications Whatsapp, Facebook Messenger… 

Première surprise alors que nous montons dans un train express pour Tokyo depuis l’aéroport. Un train très spacieux, ultra propre, avec un endroit pour les valises. Nous avions réservé 3 places. Mais au moment de nous installer, un japonais nous interpelle. 

« Cleaning time, cleaning time ! »

Ah, il faut donc ressortir, car lorsque le train arrive à quai, les équipes de nettoyage entrent en action. Le wagon est donc inaccessible pendant ce temps-là.

Les français ont tellement à apprendre…

Les premiers pas dans les transports en commun sont un peu compliqués, entre les accès via Japan Rail Pass, ceux avec la carte magnétique pour le métro (Suica), ceux où il faut passer par le contrôleur, ceux où il faut un ticket en plus de la carte de métro… 

Et enfin, après 1h30 de transports avec quelques changements, nous arrivons enfin à notre hôtel, un « riokan » tenu par une famille adorable et d’une hospitalité hors du commun. Mais nous comprendrons très vite que l’hospitalité japonaise est un pléonasme. Le sens du service a une réelle signification ici.

Le manque de sommeil et le décalage horaire a rapidement raison de nous. Nous nous écroulons sur nos futons placés sur des tatamis en paille de riz, pour enfin récupérer de notre voyage.

Cet article a 10 commentaires

  1. Thomas

    Je dirais que la nationalité de ton jeune voisin d’avion était tout simplement française? ou russe?

    Comme tu dis les francais ont tellement à apparendre…. je vais tenter de prendre mon ter ce soir en demandant a un agent sncd…. »Euh excusez moi…Cleaning time? »

    1. Les Voyageurs

      Ni français ni russe bizarrement !
      Oh oui demande à un agent le « cleaning time » dans le rer bondé, et filme la scène je veux voir la tête du gars !

  2. Steve

    Le rebel du hublot, je dirais au pif, un français ? ahah

    1. Les Voyageurs

      Et bien c’est aussi ce que j’ai pensé ! Et en fait pas du tout… Cherche encore !

  3. Steve

    Dans ce cas, un anglais, un américain ou un allemand

    1. Les Voyageurs

      Tu as la bonne réponse dans l’un des 3 !

  4. Steve

    Un américain!

    1. Les Voyageurs

      Perdu !

  5. Steve

    Un anglais alors

    1. Les Voyageurs

      You win !!!
      Peut-être l’effet Brexit !

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